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PERCEPTION DE LA VERTICALITE ET REPRESENTATIONS SPATIALES DANS LES AIRES CORTICALES VESTIBULAIRES

Christophe LOPEZ, Michel LACOUR et Liliane BOREL

Laboratoire de Neurobiologie Intégrative et Adaptative.
UMR 6149 Université de Provence–CNRS. Pôle 3C, Case B.
3, Place Victor Hugo. 13331 Marseille Cedex 3. France.
lopez-c@up.univ-mrs.fr

Source : [In : Lacour M. and Weber B. (Eds.). Bipédie, contrôle postural et représentation corticale.
Solal, Marseille, pp. 35-86]. (Télécharger le fichier PDF)


INTRODUCTION
Les représentations de l’espace requièrent l’intégration d’informations vestibulaires, visuelles et somesthésiques. Grâce à la spécificité de leurs capteurs, ces modalités sensorielles permettent de construire la connaissance des positions et des déplacements du corps dans l’espace, la configuration spatiale des différents segments corporels et la position des objets de l’espace extra-personnel. Sans cesse réactualisée, cette connaissance permet au cerveau de programmer et de corriger l’action.
Les corrélats neuroanatomiques des représentations de l’espace ont fait l’objet d’études nombreuses en électrophysiologie chez l’animal. Chez l’Homme, des approches anatomo-cliniques ont permis leur détermination. Plus récemment, les techniques modernes d’imagerie cérébrale fonctionnelle telles que la tomographie par émission de positons (TEP) et l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ont conduit à un regain d’intérêt pour l’étude des substrats neuroanatomiques des représentations de l’espace chez l’Homme. Il est toutefois notable que l’étude des représentations centrales des références centrées sur l’espace du corps et sur l’espace extra-corporel sont nombreuses en regard des études portant sur les représentations des références basées sur la gravité.


CONCLUSIONS
Alors que les noyaux vestibulaires ont été largement étudiés par les physiologistes en tant que premier relais sensoriel des afférences vestibulaires et carrefour des voies vestibulooculaires et vestibulo-spinales, les connaissances sur les projections vestibulo-corticales sont plus récentes. L’étude des aires cérébrales dévolues au traitement des informations vestibulaires par les techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle a permis de dessiner une image plus complexe des fonctions vestibulaires chez l’Homme.

Il convient donc de considérer le rôle des informations vestibulaires dans un contexte plus large de cognition spatiale. Sur le plan anatomique, il existe une intégration des informations vestibulaires au sein d’aires cérébrales sous-tendant les représentations centrales de l’espace du corps et de l’espace extrapersonnel. Cette interdépendance entre informations vestibulaires, références égocentrées et références allocentrées s’exprime, sur le plan fonctionnel, par le rôle structurant des afférences vestibulaires dans la représentation spatiale. Ce rôle est illustré aussi bien chez des sujets sains que chez des patients cérébrolésés atteints d’héminégligence spatiale.

Source Egora, article du Pr Philippe Chanson, lundi 5 mai 2008



L´arrivée des lipides dans l´intestin déclenche un signal parcourant l´axe tube digestif – cerveau – foie, permettant de réguler la production de glucose


Wang PYT et al. Upper intestinal lipids trigger a gut-brain-liver axis to regulate glucose production. Nature 2008 ; 452 : 1012-1016. Thaler JP et Cummings DE. Food alert. Nature 12008 ; 452 : 941-942.
Pr Philippe Chanson
L´homéostasie énergétique et l´homéostasie glucidique sont régulées par la prise alimentaire et la production de glucose. L´intestin grêle joue un rôle clé dans la digestion des nutriments et dans leur absorption.
Plusieurs études ont montré qu´au niveau de l´intestin grêle, les lipides étaient capables d´inhiber la prise alimentaire aussi bien chez les rongeurs que chez les humains, en activant un axe tube digestif / cerveau. En parallèle, le rôle d´un axe cerveau / foie a été démontré, capable de détecter les lipides sanguins et d´inhiber la production de glucose chez le rongeur. Une équipe canadienne a donc testé l´hypothèse selon laquelle les lipides, au niveau du tube digestif, en particulier dans l´intestin grêle, étaient capables d´activer un axe passant par l´intestin, le cerveau puis le foie, au moyen de l´activation d´une voie neurologique afin de réguler l´homéostasie glucidique. L´administration directe de lipides dans l´intestin grêle augmente la concentration d´acyl-coenzyme A au niveau du tube digestif et inhibe la production de glucose. La co-infusion, dans le duodénum, avec les lipides, de triascine C (un inhibiteur de l´acyl-CoA-synthase) ou de tétracaïne (un anesthésique) bloque l´inhibition de la production du glucose, ce qui est indique que les acyl-co-enzyme A régulent la production de glucose à l´état pré-absorptif. La vagotomie ou la déafférentation vagale au niveau intestinal interrompt les connexions neurologiques entre le tube digestif et le cerveau et bloquent la capacité des lipides arrivant au niveau de l´intestin d´inhiber la production de glucose. L´administration directe du MK-801, un bloqueur du canal NMDA dans le 4e ventricule ou au niveau du noyau du tractus solitaire à l´endroit où se projettent les fibres sensitives d´origine intestinale, abolit l´inhibition induite par les lipides intestinaux de la production de glucose. Enfin, la vagotomie hépatique empêche les effets inhibiteurs des lipides intestinaux sur la production de glucose.
Toutes ces données indiquent donc qu´il existe bien un système de transmission de l´information entre le tube digestif (en particulier l´intestin grêle, au niveau duquel les lipides, lorsqu´ils parviennent par un repas, activent une voie neurologique), le nerf vague, le cerveau, les fibres afférentes du vague et enfin le foie, qui permet donc aux lipides quand ils parviennent au niveau du grêle d´entraîner une inhibition de la production de glucose.
Cette nouvelle voie, qui était méconnue jusque là, joue probablement un rôle important dans la régulation de l´homéostasie glucidique.

Abstract sur NCBI


Enfin un article qui met en lumière les relations entre le système nerveux central (CV4 et noyau du tractus solitaire) et le tube digestif dans la prise d'un repas. Par contre je ne vois toujours pas de rappel sur les travaux du Pr MEI, en particulier sur les afférences du nerf vague.

International Journal of Osteopathic Medicine
Copyright © 2008 Elsevier Ltd. All rights reserved

Plusieurs articles très intéressants sur ScienceDirect  au mois de mars 2008


Towards an osteopathic understanding of evidence
by Janine Leacha,
aSchool of Health Professions, University of Brighton, East Sussex, UK

Reliability of physical examination to assess asymmetry of anatomical landmarks indicative of pelvic somatic dysfunction in subjects with and without low back pain
by Adrian Kmitaa,  and Nicholas P. Lucas, a,
aSchool of Biomedical and Health Sciences, University of Western Sydney, Narellan Road, Campbelltown NSW 1797, Australia

The importance of monitoring patient's ability to achieve functional tasks in those with musculoskeletal pain
by Dawn Carnes, a,  and Martin Underwooda
aBarts and The London School of Medicine and Dentistry, Centre for Health Sciences, 2 Newark St, London E1 2AT, UK

Je vous suggère de prendre connaissance de ce remarquable article paru dans la revue trimestrielle Ostéo4pattes N°8 de mars 2008.

L'auteur, le Dr Bernard ROSA présente une partie de son travail sur les métamères et les dermalgies. Travail qui intéresse fortement les ostéopathes car il valide le terme d'ostéopathie comparée utilisé dans l'ostéopathie animale.

Ces métamères existent dans toutes les espèces, mais malgré quelques expériences écrites (Roger, Giniaux, Lizon), il reste beaucoup à faire.

Ce qui est intéressant dans cet article, c'est la relation faite entre un dermatome et un sel minéral.

Après un rappel sur la notion de métamère, rappel sur la dysfonction métamérique qui met en avant une modification en électrolytes, qui se traduit par une plus grande conductivité électrique. Puis l'auteur explique les différentes topographies des dermalgies postérieures, méliques, les dermalgies antérieures pour conclure par la notion de facteur limitant (carence en substances nécessaires au bon fonctionnement cellulaire).

Le Dr ROSA précise qu'il existe un intérêt à envisager les dermalgies latérales et obliques sous un autre angle en apportant un début de réponse par l'approche des oligoéléments et des nutriments.

En prime, à la fin de l'article, un schéma magnifique des lignages cellulaires inspirés par Carlson (1981) qui décrit superbement les relations des organes recevant les apports mésodermiques secondaires. Toutes les relations embryologiques sous un seul schéma !

Pour saisir toute la nuance de cet article, je vous invite à découvrir au plus vite cette revue "Ostéo4pattes", qui est une vraie source de réflexion.


Merci à Patrick Chêne, Rédacteur de publication et de rédaction de la revue Ostéo4pattes de m'offrir le privilège d'avoir une lecture très enrichissante pour l'ostéopathie.

Article d'Alexandra Echkenazi mardi 22 avril 2008 | Le Parisien

Boire une bouteille d'eau par jour n'est pas nocif, mais ne sert à rien. Ni à maigrir, ni à éliminer, ni à se sentir mieux. C'est la conclusion de l'étude, tout juste publiée, de deux scientifiques américains, qui contredit ainsi pas mal d'idées reçues.

IL AURA fallu deux chercheurs de l'université de Pennsylvanie à Philadelphie* pour lever le voile sur ce qui ressemble bien à une petite imposture. Selon une étude qu'ils viennent de publier dans le « Journal of the American Society of Nephrology », et contrairement à ce que les industriels nous font croire depuis des années, boire 1,5 l d'eau par jour ne sert à rien ! « Ce n'est qu'un argument marketing, transformé en une allégation santé », confirme de son côté le professeur Guy Vallancien**, urologue à l'Institut mutualiste Montsouris, à Paris.

Pour en arriver à ces conclusions, les deux médecins américains ont étudié la littérature scientifique concernant les supposés bénéfices de cette consommation en eau, et ils n'ont rien trouvé de particulièrement probant et de prouvé.


« On entend souvent que boire 1,5 l d'eau permettrait d'éliminer davantage de toxines. C'est archifaux. Les reins éliminent les toxines, consommer plus d'eau va générer plus d'urine, mais pas plus de toxines dans cette urine », confirme Guy Vallancien.

Autre idée reçue, sur laquelle les fabricants jouent sans complexes auprès de leur clientèle féminine : boire beaucoup aiderait à atteindre la satiété et à maigrir. « On n'a jamais vu quelqu'un perdre du poids en buvant de l'eau. Il faut que les femmes arrêtent de se gâcher la vie en trimbalant partout leur bouteille en plastique. Le seul résultat qu'elles obtiendront, c'est d'être davantage dérangées par des envies d'aller aux toilettes », poursuit le spécialiste français. De même, les eaux qui rendent le teint plus clair ou mettent fin aux migraines n'existent pas...

« Nos besoins journaliers en eau sont apportés à 80 % par notre alimentation. Tout ce que nous mangeons, y compris la viande, est composé d'eau. Pour le reste, il suffit d'écouter son corps et de boire quand on a soif », conseille Guy Vallancien, qui refuse de chiffrer la quantité d'eau idéale à consommer par jour, tant il est excédé par les injonctions faites au public sur ce qui concerne l'alimentation.

« Il faut juste surveiller les bébés, les personnes âgées et ceux qui souffrent de calculs rénaux »

« Seules les personnes souffrant de calculs rénaux ont besoin de consommer davantage d'eau. De même, il faut surveiller les bébés, qui ne peuvent pas réclamer, et les personnes âgées, qui perdent la sensation de soif. Enfin, lorsqu'on a de la fièvre ou que l'on pratique un sport qui fait transpirer, il ne faut pas hésiter », résume l'urologue. Si boire trop d'eau ne sert à rien, cela ne représente cependant pas un danger pour la santé. « Ce n'est pas nocif », concluent les chercheurs.

De son côté, le Syndicat national des eaux de sources admet que l'argument des 1,5 l ne correspond à aucune donnée scientifique. « C'est la quantité d'eau que l'on consomme en moyenne selon différentes études, avance Georges Popoff, délégué général du syndicat. Par ailleurs, ce qui est sûr, c'est que l'eau est meilleure pour la santé que les boissons sucrées. » Selon lui, une consommation excessive d'H2O n'a pas d'effet néfaste sur la santé, ce que les deux chercheurs américains confirment.


*Selon les auteurs de l'étude, Dan Negoianu et Stanley Goldfarb, de l'université de Pennsylvanie, à Philadelphie, "il n'y a aucune raison scientifique au fait de boire 1,5 litre d'eau par jour.


**Guy Vallancien, urologue à l'institut Montsouris à Paris, explique à Anne Legall pourquoi cela ne sert à rien de boire 1,5 litre d'eau par jour.
Les Français s'hydratent-ils assez ?
jeudi 20 mars 2008 08h55 sur Europe 1


Voici une nouvelle qui va permettre de lancer un grand débat sur l'intérêt des études scientifiques et l'intérêt des campagnes de marketing.

Pour mémoire, lire cet interview de Pierre Meneton par Amélie Gautier sur LCI :

Extrait

LCI.fr : Pourquoi l'industrie agro-alimentaire met-elle autant de sel ?
 
P. M. : L'ajout de sel dans l'alimentation a plusieurs effets. Il confère un goût salé aux aliments, il permet de rehausser les saveurs sucrées et d'inhiber les saveurs amères. Son troisième effet est la rétention d'eau. Pour tous les éléments carnés (poissons, viande), plus vous avez de sel dans le produit, plus vous avez de l'eau et comme ce sont des produits vendus au poids...

Enfin, et c'est de loin l'élément le plus important sur le plan économique : il fait boire. Plus vous mangez salé pour vous avez soif : l'ajout de sel dans l'alimentation en plus du sel naturellement présent fait boire un demi litre de liquide en plus par jour et par personne ! C'est un puissant moteur de la consommation de boisson. Que ce soit de de l'eau du robinet ou des sodas... Je ne pense pas qu'il faille le voir en terme de complot (ce ne sont pas les boulangers qui rajoutent du sel et récupèrent les bénéfices des boissons), mais vue la consommation moyenne de sel, il est évident que réduire sa consommation, de 20 ou de 30% comme le recommande l'OMS actuellement, aboutirait de fait à une diminution de la consommation de boissons. On peut imaginer les résistances qui peuvent exister dans certains secteurs.

Comme vous pouvez le voir, il existe d'autres facteurs qui expliquent la surconsommation d'eau ! mais l'auteur va plus loin quand il fait le rapprochement entre l'industrie du sel et l'industrie de l'eau, car on retrouve les mêmes actionnaires....

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