Sortie Nationale le 5 septembre
2007, du dernier film de Michael MOORE qui tire à boulets rouges sur les injustices du système de santé américain. Une enquête surprenante, car le
réalisateur de documentaire étudie les dispositifs médicaux canadiens et britanniques, mais surtout la Sécurité Sociale Française.
Une comédie autour de 45 millions d'individus sans système de santé au coeur du plus riche pays du monde. Après s'être attaqué au marché des armes dans Bowling for Columbine et au président
George W. Bush dans Fahrenheit 9/11, Michael Moore mène l'enquête sur les failles du système de santé américain et fustige à nouveau l'Amérique. Renouant avec son approche "terrain" et son style
inimitable, le cinéaste met le doigt sur les enjeux médicaux d'un système complexe à travers l'examen du système de santé mentale.
Le trublion Michael Moore a repris sa croisade contre les travers de l'Amérique. Depuis sa sortie le 19 juin, Sicko, son documentaire tragi-comique sur la crise du système d'assurances maladie, a
déjà été vu par 700 000 Américains. "C'est triste de voir que des pays moins développés que nous se débrouillent bien mieux en matière de santé", réagit Darlene, une jeune Afro-américaine, à la
sortie : "Après ça, j'ai besoin de voir une comédie."
Avec 4,5 millions de dollars de recettes, Sicko - jeu de mots entre "sick", malade, et "psycho", fou, titre original du film d'Hitchcock Psychose -, a pris la neuvième place du box-office. C'est
le deuxième meilleur résultat de sortie d'un documentaire (après Fahrenheit 9/11, du même réalisateur).
Lire cet article du quotidien "Le Monde" par Claudine Mulard
Pour le producteur Harvey Weinstein, dont la Weinstein Company a financé Sicko, "le public a répondu avec enthousiasme au film hilarant et malicieusement divertissant de Michael Moore, qui s'en
prend à George Bush, aux politiciens et au big business." Distribué par Lionsgate sur 441 écrans, le film va être diffusé sur 200 écrans supplémentaires le 4 juillet, l'Independence Day. D'autant
que la critique et le bouche-à-oreille semblent favorables au documentariste provocateur, connu pour ses films Roger and Me et Bowling for Columbine. "Un des talents de Moore, écrit Kenneth Turan
du Los Angeles Times, est de savoir traiter de thèmes courants à sa façon, inimitable, et de transformer des sujets rébarbatifs en appels d'une grande force émotionnelle."
A la première du 26 juin à Los Angeles, organisée dans la salle de projection de l'Académie du cinéma, "Moore avait invité tellement de victimes du système de santé américain, venus sur des
béquilles ou des cannes, qu'on se serait cru à Lourdes", raconte le quotidien professionnel Variety.
Même s'il est soupçonné d'idéaliser les systèmes de santé canadien, britannique, français, cubain, son plaidoyer pour une couverture de santé universelle pourrait avoir un impact dans le débat
sur une réforme de l'assurance médicale, ravivé aux Etats-Unis par la prochaine échéance présidentielle.
D'autant que pour faire passer son message auprès du public américain, Moore s'appuie sur des réseaux communautaires, par exemple des associations d'infirmières comme la California Nurses
Association, qui utilisent le film dans leurs campagnes de sensibilisation.
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