Je vous invite pour une lecture de ce texte de Louis Lévy, paru dans la revue du praticien de Médecine Générale, Tome 18 N° 674/875 du 20 décembre 2004.
Réflexion sur l’approche systémique en médecine générale
Le 16 mai 2005, par louis Lévy (télécharger la version PDF)
L'auteur nous fait part de son expérience dans l'utilisation de l'approche systémique en médecine générale, en particulier à travers un outil très intéressant : le modèle OPE (Organe Personne
Environnement).
Ce concept formulé par JF. Massé et L. Lévy dans le cadre d'une formation continue de MG Form, consiste en l'établissement d'une triangulation systémique d'un
sujet par une grille d'analyse de la situation. L. Lévy propose trois étapes :
- Le champ de l'organe : il fait référence à la dimension mécanique de l'individu, ses organes et systèmes internes.
- Le champ de la personne est l'interface entre le système organique et tout ce qui l'entoure : interface sensitivo-motrice, flux informationnels et énergétiques, autres systèmes
vivants ou matériels.
- Le champ de l'environnement est celui des systèmes humains, collectifs, matériels, voire économiques avec lesquels la personne est en interrelations.
A partir d'une analyse structurale du système, fonctionnelle et dynamique, l'auteur suggère que cette analyse permet de réaliser une modélisation d'une situation globale nécessaire pour faire
ressortir les points les plus significatifs et interactifs du système. Cette nouvelle projection et objectivation d'une problématique entraîne un comportement différent de la part du
praticien.
Toujours d'après l'auteur, le diagnostic de situation consiste non seulement à observer une personne dans son contexte, mais consiste également à réaliser une approche globale de l'individu. Cet
outil (OPE) est mis au point pour une approche en médecine générale, rien ne vient s'opposer à la mise en place d'un outil similaire plus adapté pour l'ostéopathie.
Pourquoi persister dans une approche pragmatique de l'EBM (médecine fondée sur les preuves) de l'ostéopathie, alors que cet art doit d'abord trouver une vraie justification dans la prise en
charge globale de l'individu. Ce constat est d'autant plus évident que L.Lévy termine son article de la façon suivante :
"Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Le médecin généraliste objectera qu’il pratique l’approche systémique depuis toujours comme Jourdain faisait de la prose. Ce n’est pas si
évident, et l’attitude inspirée de ces théories devrait aboutir à un changement culturel et d’attitude. Passer d’une pratique faussement cartésienne et scientifique à une approche globale
s’intéressant plus aux finalités qu’aux détails est réaliste et opérationnel dans la prise de décision quotidienne du médecin généraliste.
Ce qui ne doit pas exclure la rigueur dans la recherche des preuves et des justifications. Mais il serait paradoxal d’appliquer la médecine basée sur les preuves (l’E.B.M.) pour le biomédical et de rester dans l’empirisme et l’approximation pour la démarche globale."
Dr Louis LÉVY le logis de La Crignolée 17700 Breuil la Réorte
Il existe une autre approche pour visualiser la situation évoquée par L.Lévy dans son article :
La démarche Heuristique
La démarche heuristique nous invite à reconsidérer ce qui nous leste (qui est souvent valorisé dans une société comme la nôtre), et réhabiliter ce dont on veut se débarrasser. Quoi par
exemple ?
- Les certitudes.
Ces dernières nous enferment et nous empêchent d’avoir accès au « probable », source de nouvelles possibilités.
« Un système complexe ne se laisse jamais appréhender totalement. On peut en avoir une perception globale, on peut le nommer et le qualifier, mais on arrivera jamais à comprendre son organisation
dans tous ses détails, à prévoir toutes ses réactions et ses comportements… »
Dominique Génelot, Manager dans la complexité, Insep Consulting Editions.
Nous considérons le doute, l’aléa, l’instabilité, l’ambiguïté, l’imprévisibilité comme des ressource




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