Je vous avais déjà sensibiliser sur le sujet grâce à un article sur la "Microvacuole" le 19 octobre 2006.
Notre confrère JL Boutin, webmestre du site de l'ostéopathie vient de m'indiquer un article étonnant du Dr
GUIMBERTEAU, Chirurgien plasticien et pionnier de la microchirurgie.
Voici les références :
Jean-Claude Guimberteau, chirurgien spécialisé en chirurgie réparatrice.
Main, peau et glissement : Opinions nouvelles sur la matière vivante
Source :
http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/medecine-1/d/main-peau-et-glissement-opinions-nouvelles-sur-la-matiere-vivante_533/c3/221/p1/
Je vous suggère de faire un tour sur le
site de l'auteur pour découvrir les autres facettes de cette découverte qui semble remettre en
question l'approche tissulaire d'un point de vue médical.
Présentation du Dr Guimberteau
J.C Guimberteau, né en 1947, est le cofondateur et directeur scientifique de l' Institut Aquitain de la Main (I.A.M), membre de la Société Française de la Main (GEM) et de la Société Française de
Chirurgie Plastique et Reconstructrice (SF.C.P.R.E).
Il a été formé au Département de Chirurgie Plastique et Main de l'Université de Bordeaux (Dr.A.J.M. Goumain et Pr. J.Baudet) de 1973 à 1980.
Durant sa formation chirurgicale, il fût l'un des pionners dans la microchirurgie et les transplantations.
Il passa quelques mois (1976) en tant qu'invité à New York aux côtés du Pr. J.M. Converse (USA) et à Miami (USA) aux côtés du Pr. Millard.
Lire cet article passionnant qui est paru dans les " Annales de chirurgie plastique esthétique, volume 50, issue 1, février 2005, pages 19-34, microchirurgie".
Introduction à la connaissance du glissement des structures sous-cutanées humaines
Introduction to the knowledge of subcutaneous sliding system in humans
J.C. Guimberteau, , J. Sentucq-Rigall, B. Panconi, R. Boileau, P. Mouton and J. Bakhach
Institut aquitain de chirurgie Plastique et Esthétique, 54, rue Huguerie, 33000 Bordeaux, France
Received 6 August 2004; accepted 11 October 2004. Available online 8 December 2004.
(source
www.sciencedirect.com)
Résumé
La mobilité de nos structures nous est tellement
intrinsèque, naturelle qu’elle n’appelle pas d’interrogation. Le simple geste de pouvoir soulever la peau, l’observer se
redraper, reprendre sa forme et sa texture initiale en quelques secondes est certes très banal mais en fait, très interrogatif quand on pense à tous les éléments rentrant en jeu. Le constat est
le même lorsque l’on ferme les doigts et que l’on pense à la progression du tendon fléchisseur tout au long de la paume sans traduction externe. Pendant des décennies, les explications
scientifiques se sont bornées à la notion du concept d’élasticité ou de l’existence de tissu conjonctif lâche (connective tissue) lamellisé avec plus ou moins un espace virtuel, explications dont
la biomécanique est plus que floue. En dehors de ces concepts anciens, depuis plus de 50 ans, la recherche scientifique est passée au niveau microscopique et a abandonné le
concept
global, mésosphérique. La dissection chirurgicale in vivo permet de constater qu’il n’y a que des connections tissulaires, une véritable continuité histologique sans séparations nettes
que ce soit entre la peau et l’hypoderme, les vaisseaux, puis l’aponévrose et le muscle. On discerne partout des
structures qui assurent le
glissement, que ce
soit entre l’aponévrose musculaire, les structures graisseuses, puis, le derme. Les auteurs, à l’occasion de leurs études sur les systèmes de glissement entre organes, et en particulier au niveau
tendineux ont constaté un type de structures, constituées de filins, haubans, câbles, voilages, qu’ils ont appelé le concept de
système collagénique multimicrovacuolaire
d’absorption dynamique MCDAS. Ce système est d’organisation totalement
chaotique et de fonctionnement très éloigné des
analyses mécaniques traditionnelles.
L’unité fonctionnelle du glissement des structures déterminée par le croisement dans les
trois dimensions de l’espace est la microvacuole, de forme
polyédrique
et dont l’armature collagénique est de
type I ou IIII et le contenu constitué de protéoglycoaminoglycanes. La dynamique du système multimicrovacuolaire grâce aux différentes
qualités de précontrainte et de fusion scission dilacération moléculaire permet de réaliser toutes les subtilités du mouvement à l’intérieur du corps, associant mobilité, rapidité,
interdépendance et adaptabilité plastique. Cette notion de microvacuoles est aussi fascinante car elle permet de mieux expliquer tout d’abord la
capacité de remplir l’espace. La
matière est constituée d’éléments, mais ces éléments même si la répartition semble chaotique ne se disposent pas en vrac. Ils occupent l’espace de façon optimale. L’acceptation du concept
vacuolaire permet aussi de mieux définir des états de la matière au décours d’une vie comme l’œdème, l’obésité, le vieillissement et enfin l’inflammation. Ce système de glissement se retrouve
dans tout le corps et semble être la
trame tissulaire organisatrice globalisante. Il impose une vision plus
holistique .Comme il est le lien indissociable et
comme on le retrouve dans toutes les structures vivantes et à de nombreux échelons, est-il la forme architecturale de la vie ?
Maintenant que vous êtes informés, lisez le
mémoire de notre confrère
JF MEGRET sur la tenségrité, qui vient par
ailleurs de faire également un article sur la revue
Ostéo4pattes du mois de juin 2007 (voir article sur ce
blog).
Lire également l'
article de
Dominique BONNEAU sur la peau du crâne paru sur le
site de l'ostéopathie.
Sans rentrer dans un débat compliqué, il est intéressant que chacun se fasse sa propre idée sur le sujet : vos commentaires alimenteront la discussion.
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