Merci de votre passage sur MICROSTEO, découvrez les 877contributions actuellement en ligne depuis l'ouverture du blog
(20/06/2006). Vos remarques ou vos contributions seront appréciées pour enrichir cette banque de données accessible à tous.
Annuaire Ostéopathe RSS Ostéopathie
Article paru sur EGORA le lundi 1 octobre 2007
Dysfonction hypothalamo-hypophysaire après traumatisme crânien ou hémorragie méningée
Schneider HJ et al. Hypothalamopituitary dysfunction following traumatic brain injury and aneurysmal subarachnoid hemorrhage. JAMA 2007 ; 298 :1429-1438 .
Pr Philippe Chanson
La survenue d´une dysfonction neuroendocrine après un traumatisme crânien ou une hémorragie méningée semble plus fréquente que ce que l´on pensait autrefois. Cette complication est
potentiellement grave et peut être traitée. Afin de faire le point sur la prévalence de cette complication et son histoire naturelle, des auteurs allemands, italiens et britanniques ont fait une
recherche exhaustive de toute la littérature publiée entre 2000 et 2007 sur ce sujet et en ont effectué une revue systématique. 19 études, incluant 1137 patients ont été identifiées. La
prévalence combinée de l´hypopituitarisme quelques mois après le traumatisme crânien est de 27.5 % (IC 95 % : 22.8-28.9) et de 47 % après une hémorragie méningée (IC 95 % 37.4-56.8 %). La
prévalence combinée de l´hypopituitarisme est supérieure chez les patients qui avaient subi un traumatisme crânien sévère en comparaison de ceux chez qui le traumatisme crânien était faible ou
modéré. Les anomalies neuroendocrines précoces, quand elles existent, sont transitoires chez certains patients. À l´inverse (heureusement de manière moins fréquente) un hypopituitarisme, absent
initialement, peut apparaître au cours du temps chez d´autres patients. Les patients qui ont développé un hypopituitarisme post-traumatique présentent une altération de la qualité de vie et un
profil métabolique défavorable.
Les auteurs concluent donc que l´insuffisance antéhypophysaire est une complication fréquente à la fois du traumatisme crânien et des hémorragies méningées et pourrait contribuer à la morbidité
et aux difficultés de récupération après traumatisme crânien d´un certain nombre des patients.
Lire
l´abstract
Ce texte est très intéressant car il pose le problème des traumatismes bénins non détectés et très fréquents, en particulier les hématomes extra-duraux sans saignement méningé qui déterminent une
modification de la qualité de vie et des troubles métaboliques plus progressifs. Sans modifier de façon aussi radicale le profil du patient, comme le démontre l'article ci-dessus, il existe
certainement un lien entre des séquelles d'anciens traumatismes crâniens et des inadaptations posturales, métaboliques ou immunitaires de l'individu. Le profil très particulier des anciens
traumatisés crâniens, et en particulier avec perte de connaissance, ne doit pas laisser les thérapeutes passifs sous prétexte qu'il n'existe plus de signes lors des examens complémentaires
d'imagerie médicale.
Je vous laisse découvrir des lectures sur le sujet :
- Pièges à éviter : traumas crâniens chez les enfants
- Mémoire de Josselin Diacquenod (1998) : l'influence de l'ostéopathie sur les
séquelles posturales des traumatisés crâniens.
- L'influence du traitement ostéopathique sur les céphalées ainsi que sur la perception du contrôle sur leur vie chez les
personnes ayant subi un traumatisme crânien sévère.(Auteurs: Janine Gomel, Virginie Saumade).
- Les facteurs de risque de chutes et de blessures liées aux chutes des aînés : synthèse d'études
intéressante sur les risques traumatiques des seniors.
Commentaires