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Suite à l'excellent mémoire de Jean-François MEGRET : La tenségrité, vers une biomécanique ostéopathique. Mémoire de fin d'études pour l'obtention du diplôme d'ostéopathie à Montpellier en 2003. On trouve plusieurs communications sur le sujet, au niveau microscopique comme le propose l'article de Patrizia d'Alessio "La cellule entre explosion combinatoire et pré-contrainte" ou un autre article sur la biomécanique cellulaire de D.Isabey "Interactions entre la cellule et son micro-mouvement" ou encore un autre sujet sur la modélisation cellulaire. Au niveau macroscopique, la tenségrité semble fournir des pistes pour plusieurs recherches comme celui de la "Microvacuole" dont j'avais parlé dans un article précédent, mais aussi dans cette prise en charge globale du rachis par Julien Sauge, ou encore ce mémoire en 2004 Par Stéphanie L’Espérance et Christiane Prince : Les amortisseurs et l’effet du traitement ostéopathique sur la performance du membre supérieur dans un contexte de mouvements répétitifs lors du travail en position assise. Dans le même ordre, on découvre avec plaisir le mémoire de Jérôme Malige sur les éléments remarquables de physique contemporaine et ostéopathie biomécanique. On retrouve également d'autres approches en ostéopathie comme celle de Jean-François Salmochi ou des formations proposées par Alain Géhin et Gilles Boudehen. Mais il existe d'autres notions sur la structure comme l'approche physique à l'échelle de la cellule pat Sykes Cécile sur cette vidéo et également cet article sur l'influence de la pression hydrostatique sur le comportement cellulaire :

Hydrostattic pressure sensation in cells : integration into the tensegrity model par Kenneth A. Myers, Jerome B. Rattner, Nigel G. Shrive and David A. Hart

Résumé
La pression hydrostatique (PH) est un stimulus auquel on a prêté peu d'attention dans le domaine de la biologie cellulaire de la mécanotransduction. Des modèles généraux comme le modèle de tenségrité ne fournissent pas d'explications détaillées de la façon dont la PH peut être détectée. Ceci est important puisque la PH est un stimulus mécanique important qui régit le comportement des cellules dans une variété de tissus comme le cartilage, l'os, les voies respiratoires et le système vasculaire. La sensibilité à la PH peut aussi constituer un facteur important dans certaines situations cliniques ainsi que lors de conditions environnementales uniques comme la microgravité. Alors que certains effets cellulaires résultants ont été bien caractérisés, les mécanismes initiaux de la perception de la PH demeurent flous. Des preuves in vitro montrent que la PH affecte la polymérisation du cytosquelette, un effet qui peut être crucial dans le déclanchement des réponses cellulaires. La balance entre la quantité de monomères libres et de polymères formant le cytosquelette est déplacée par des changements de PH, ce qui pourrait amorcer une réponse cellulaire en relâchant et/ou en activant des protéines associées au cytosquelette. Ce nouveau modèle s'intègre bien aux dogmes du modèle actuel de tenségrité, incluant les mécanismes par lesquels la sensibilité cellulaire à la PH peut s'ajuster pour accommoder différents niveaux de stress.

Comme le rappelait Jean-François MEGRET dans son introduction et sa conclusion, il est important de prendre en compte les autres pistes :

Stamenovic D. et Wang N. Invited Review : Engineering approaches to cytoskeletal mechanics. J.Appl. Physiol. 89, 2085-2090 (2000).
Shafrir Y. Trafficking and signaling through the cytoskeleton : a specific mechanism. J. Cell. Sci. 113, 2747-2757 (2000).
Cañadas P. Modèle de tenségrité viscoélastique pour l'étude de la réponse dynamique des cellules adhérentes. Thèse de doctorat. Dir. D. Isabey & S. Wendling Universite Paris-Valde- Marne Paris XII. Soutenue le 20-05-2003. En ligne :

Néanmoins, je retiens les articles soumis par DIEUDONNÉ Paul & PIRON Alain sur le magazine Le point, Journal officiel de la Société de Médecine Dentaire asbl, pour la remarquable présentation du sujet et les différentes applications cliniques. Pour permettre à chacun de se faire une idée, je ne commenterais pas ces articles mais je trouve que le travail présenté dans la quatrième partie mérite votre attention.

Pour télécharger les articles

PDF 10Mo "Équilibre biodynamique de l'appareil manducateur" In Le Point, Journal officiel de la Société de Médecine Dentaire asbl, Association Dentaire Belge Francophone, 207 (pp 19-22), mars-avril 2008

PDF 4,7Mo "Équilibre biodynamique de l'appareil manducateur, 2ème partie : tenségrité et système collagénique" In Le Point, Journal officiel de la Société de Médecine Dentaire asbl, Association Dentaire Belge Francophone, 208 (pp 19-23), mai-juin 2008

PDF 4,97Mo "Équilibre biodynamique de l'appareil manducateur, 3ème partie : la dysfonction biomécanique globale (totale)" In Le Point, Journal officiel de la Société de Médecine Dentaire asbl, Association Dentaire Belge Francophone, 210 (pp 14-20), septembre-octobre 2008

PDF 22,8Mo "Le schéma thérapeutique" In Le point, Journal officiel de la Société de Médecine Dentaire asbl, Association Dentaire Belge Francophone, 212 (pp 35-41), janvier-février 2009


Introduction des artciles proposés par:

Paul DIEUDONNÉ, Lic. Education Physique, Lic. Kinésithérapie, Lic. Sciences Dentaires
Alain PIRON, Kinésithérapeute, Ostéopathe d.o


Le but de cette petite série d’articles est d’aider à mieux comprendre de quelle façon nos gestes, en thérapie manuelle et en occlusodontie, exercent une influence au niveau des différents constituants du corps humain. Pour atteindre cet objectif, nous faisons appel au concept de tenségrité qui est appliqué en biologie cellulaire depuis une trentaine d’années et plus récemment au niveau du tissu conjonctif. Nous poursuivrons l’application de ce concept jusqu’au niveau macroscopique de la biomécanique où il représente un outil de réflexion et de recherche exceptionnel étayé par des modèles scientifiquement rigoureux. Cela correspond, comme nous le verrons ultérieurement, à une réalité clinique qui ne peut plus se contenter de modèles biomécaniques classiques linéaires et rigides. C’est, entre autre, grâce à la thèse de J.F.Mégret (2003) que nous avons découvert ce concept et son implication en biologie humaine. Ce travail constitue un des éléments qui ont éclairé aujourd’hui de manière novatrice notre pratique quotidienne. Nous vous livrons dans le cadre de ces articles, très simplement et succinctement, de quelle façon nous avons intégré ce concept dans notre réalité clinique. Il vous faudra seulement un peu de patience. En effet, les trois premiers articles (indispensables à la compréhension) sont consacrés respectivement à :
1°- la tenségrité et le niveau cellulaire,
2°- le niveau conjonctif (c’est-à-dire le lien entre micro et macro),
3°- la dysfonction totalitaire.
4°- le 4ème article, celui que vous attendez évidement, sera réservé exclusivement à notre démarche clinique diagnostique et thérapeutique.


Vous trouverez également des articles très intéressants proposés par Alain PIRON, Kinésithérapeute et ostéopathe DO :

ouvrage de PIRON Alain
"TECHNIQUES OSTÉOPATHIQUES APPLIQUÉES À LA PHONIATRIE, Tome 1 : biomécanique fonctionnelle et normalisation du larynx" (préface de Guy Cornut) Lyon, Symétrie, 2007. Voir un extrait.

article proposé par PIRON Alain & ROCH Jean-Blaise
"De l'hominisation du crâne à la dysphonie fonctionnelle" In Revue de Laryngologie Otologie Rhinologie 127, 5 (pp 275-284), 2006

Résumé : L’hominisation du crâne survenue lors du passage à la station bipède est en partie due à un ensemble de forces musculo-aponévrotiques et viscérales appliquées sur le squelette crânio-facial. Une description brève de l’origine et des effets morphogénétiques de ces forces aide à mieux comprendre la situation posturale, les fonctions ainsi que les nombreuses contraintes biomécaniques extrinsèques du larynx de l’homme et par conséquent, ses prédispositions lésionnelles. Mais le larynx bénéficie de systèmes de protection très performants que l’on peut classer en protection active, activo-passive et passive. Les qualités architecturales des composants du «système laryngé» permettent de considérer la fonction laryngée comme un système dans un état d’auto-équilibre stable où s’équilibrent les forces de compression dans un continuum de tension. Les portes s’ouvrent dès lors vers le concept de système de tenségrité, néologisme due à la contraction de «tensional intigrity» décrit par Buckmister Fuller. Le recrutement du larynx par le système extrinsèque devient patho-fonctionnel lorsqu’il est chronique. Tout traitement en ostéopathie visant la restauration des pertes de mobilité du larynx doit libérer les structures périphériques impliquées dans les mécanismes de défenses laryngées avant de normaliser le larynx localement. La finalité est de rendre au larynx ses possibilités de fonctionner dans un système de tenségrité.


article proposé par PIRON Alain
"Du concept de tenségrité à la biodynamique laryngée" In Revue de Laryngologie Otologie Rhinologie 128, 5 (pp 273-278), 2007

Résumé : La connaissance des espaces et plans de glissement de la région antérieure du cou et du larynx est certes indispensable, cependant l'observation microscopique des «plans de décollement» montre en réalité une continuité de matière par l'existence d'un tissu lien entre les différentes structures. Ce tissu est constitué d'un réseau de fibres collagéniques multimicrovacuolaire continu. Il assure l'unité fonctionnelle tout en préservant l'indépendance de mouvement des structures entre elles. Les propriétés architecturales de tous les tissus vivants semblent répondre au système de tenségrité. Le terme de tenségrité, néologisme dû à la contraction de «tensional integrity», revient à l'architecte américain Richard Buckmister Fuller. Suivant le principe de tenségrité, l'équilibre biodynamique du larynx est constitué de deux jeux de forces de tension et de compression qui s'y répartissent et s'y équilibrent. Le système laryngé est donc en permanence dans un équilibre de tensions tissulaires. Le système multimicrovacuolaire y joue un rôle majeur. Ce nouvel angle de vue peut être appliqué aux dysfonctions du larynx.


article proposé par alain PIRON
"Complexe O.A.A. (Occiput-Atlas-Axis) et gestion neuromusculaire du FWS (Free Way Space)"
Revue Dentoscope : l'actualité scientifique et pratique n°39 (pp 20-25), 21 octobre 2008, www.dentoscope.fr
Résumés des conférences des Journées Cliniques de Dinan en Mai 2009
Complexe OAA et gestion neuromusculaire du free way space. Le free way space (FWS) est l’espace libre inter-dentaire présent chez l’individu en position de repos. Il est donc représentatif en normo-fonction de la posture eutonique de repos mandibulaire. Le fonctionnement du système manducateur peut être considéré à deux niveaux : un niveau intrinsèque et un niveau extrinsèque. Le premier fonctionne sans free way space, le deuxième avec. Le niveau intrinsèque recouvre les fonctions propres de l’appareil manducateur, il est l’objet de nombreuses publications. En revanche, le niveau extrinsèque, impliqué dans la gestion posturale fine de l’individu mérite une attention particulière. La gestion neuromusculaire de ce FWS est complexe et s’intègre dans l’équilibre des grandes chaînes musculaires de l’organisme. Elle participe crânialement au niveau du complexe crânio-cervico-hyo-laryngo-mandibulo-lingual (CCHLML) à un équilibre permanent entre d’une part, le système musculo-aponévrotique céphalique postéro-latéral assuré entre autre par la proprioception des muscles verniers (oculo-céphalogyre) du complexe occiput-atlas-axis (O.A.A.) et d’autre part, le système aponévrotique antérieur plus complexe et réparti en trois sous-systèmes principaux : le système manducateur, le système lingual et le système orbiculaire.
Voir également les articles sur le site de la Thérapie manuelle appliquée à l'orthophonie.

Temps nécessaire pour la recherche documentaire de cet article : 35 mn

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