Déremboursement des médecines alternatives : la place de l´ostéopahie
Article de F. Gougeon sur EGORA, mercredi 14 mai 2008
Un député vient d´interroger la ministre de la Santé sur les médecines alternatives. Selon l´Organisation mondiale de la santé, 49 % de la population française ont eu recours, en 2006, aux
médecines alternatives et complémentaires telles que l´homéopathie, la phytothérapie, l´ostéopathie ou encore l´acupuncture. Depuis, le mouvement s´est amplifié, puisque près de deux patients sur
trois utiliseraient ces médecines spécifiques. «Or, dans le cadre de la mise en oeuvre de la réforme de l´assurance maladie, un arrêté du 21 avril 2007 prévoit le déremboursement des préparations
magistrales, et notamment celles à base de plantes médicinales. Cela pousse les médecins généralistes à préférer pour leurs patients des médicaments remboursés au titre de la médecine
allopathique alors que l´utilisation de la médecine douce peut se révéler efficace» indique le député qui souhaite savoir comment le Gouvernement va favoriser la médecine alternative dans le
cadre de l´évolution du système de santé.
Selon la ministre, l´admission au remboursement des préparations magistrales et des préparations officinales, sans disposition restrictive et de surcroît à un taux de 65 %, n´était plus en
cohérence avec la politique de prise en charge du médicament conduite depuis plusieurs années dans le cadre de la réforme de l´assurance maladie. Les préparations magistrales et les préparations
officinales réalisées à partir de plantes en l´état ou de préparations de plantes constituent l´une des quatre catégories exclues du champ du remboursement puisqu´elles sont « [... susceptibles
d´entraîner des dépenses injustifiées pour l´assurance maladie faute de présenter un intérêt de santé publique suffisant en raison d´une efficacité mal établie,
d´une place mineure dans la stratégie thérapeutique ou d´une absence de caractère habituel de gravité des affections auxquelles elles sont destinées... ].
Le Gouvernemet priviligie donc les «impératifs de santé publique et d´économie qui sous-tendent la réforme de l´assurance maladie pour une gestion dynamique du panier de soins remboursables par
la collectivité». Reste à savoir quelle sera la place de l´ostéopathie dans ce panier de soins ?
Très bonne question Franck ! il me semble que la ministre donne la réponse à ta question...
Lire l'intervention de Jean-Louis Boutin dans les commentaires. Le lien indiqué par Jean-Louis n'étant pas actif dans son commentaire, je me permets de le remettre ci-dessous
:
Voici le lien pour lire la question de M. Vannson et la réponse de la ministre (site de l'ostéopathie)




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