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Mercredi 7 mai 2008

Source de l'article : Merci à Jean-Louis Boutin pour cette information.


SANTE ET MONDIALISATION

12 et 13 mars 2009
Université Jean Moulin – Lyon 3, 18 rue Chevreul 69007 Lyon


Ce colloque interdisciplinaire, qui aura lieu les 12 et 13 mars 2009, sera consacré à la santé au regard de la mondialisation. Celle-ci, par les interactions qu’elle provoque ainsi que par la diffusion des informations qu’elle entraîne, donne lieu à l’émergence de nouvelles dynamiques. Dans le domaine de la santé, elles occasionnent l’émergence de pratiques inédites, l’accélération de la diffusion et de l’échange des savoirs, l’apparition de nouveaux acteurs ou bien encore la multiplication d’espaces dédiés à la santé. L’objectif de ce colloque est donc de mener une réflexion sur ces logiques engagées dans les faits de santé, que ce soit dans son amélioration, sa prise en charge, mais aussi dans sa dégradation.


Colloque interdisciplinaire francophone, organisé par l’équipe Santé Individu Société (EA 4129 SIS), le Centre de Recherche en Géographie et Aménagement, le département de géographie et d’aménagement de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et la faculté de philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3.

 La mondialisation, par les interactions qu’elle provoque ainsi que par la diffusion des informations qu’elle entraîne, donne lieu à l’émergence de nouvelles dynamiques. Dans le domaine de la santé, celles-ci occasionnent l’émergence de pratiques inédites, l’accélération de la diffusion et de l’échange des savoirs ou bien encore l’apparition de nouveaux acteurs et de spatialités originales. Notons également que ces réalités s’expriment à différentes échelles, allant du système-monde jusqu’à celle de l’individu.

Ces évolutions concernent quasiment toutes les sociétés et ceci à différents titres. Par exemple, alors que depuis longtemps les pratiques et les savoirs du « Nord » s’imposaient, force est de constater que les pays du « Sud » occupent désormais une place majeure dans les questions de santé (économie du médicament, « tourisme médical », diffusion des médecines d’ailleurs …). Par contre, notons également que les disparités demeurent. Autrement dit, les évolutions que l’on peut observer n’entraînent pas, par exemple, une uniformisation des situations sanitaires entre les différentes régions économiques, entre les classes ou bien encore entre les genres.

Dans un autre ordre d’idée, la mondialisation des mouvements de population génère de nouvelles logiques et de nouveaux enjeux dans différents domaines, tel que celui de la prise en charge des malades ou de l’universalisation de certains faits de santé. A titre d’exemple, l’interaction culturelle qu’entraîne les migrations a des répercussions tout à fait majeures au sein de l’hôpital. En effet, cette rencontre apporte une nouvelle dimension notamment dans la prise en charge des malades. Ainsi, au-delà de l’éventuelle barrière linguistique, la rencontre de systèmes de références pluriels, qui se singularisent par des conceptions de la santé, de la maladie, du corps ou bien encore de l’hôpital spécifiques, ne peut être ignorée.

 Dans tous les cas, on peut désormais observer une multiplication accrue des acteurs, des logiques, des pratiques et des espaces engagés dans les faits de santé, que ce soit dans son amélioration, sa prise en charge mais aussi dans sa dégradation. Lors de ce colloque, les communications s’intéresseront donc à l’interaction entre la mondialisation et la santé. Plusieurs axes pourront être suivis, parmi lesquels on peut citer :

1. Mobilité des populations et diffusion des maladies : la mondialisation a entraîné une mobilité accrue des populations, en termes de fréquence, d’effectifs de personnes concernées et aussi de distances parcourues. Ceci peut conduire ponctuellement au développement de nouveaux risques sanitaires, tel, par exemple, l’élargissement des aires de prévalence de certaines pathologies.

2. Multiplicité des acteurs et émergence de nouveaux espaces : ces dernières décennies ont été notamment marquées par la présence accrue de nouveaux acteurs dans le domaine de la santé, et plus particulièrement dans la production de biens de santé (économie du médicament, économie de la santé, pays émergents). Par ailleurs, on a pu assister à l’émergence de nouveaux espaces dédiés à la santé (cancéropôles, médicalisation du domicile).

3. Diffusion des savoirs et des pratiques : on observe désormais une hétérogénéité accrue des recours médicaux du fait notamment de la diffusion des médecines non-allopathiques (acupuncture, homéopathie, ostéopathie) et des médecines non-occidentales (médecine chinoise, médecine ayurvédique, médecine tibétaine). Par ailleurs, il faut également souligner le rôle accru des médias dans la diffusion de ces savoirs en particulier et de l’information sanitaire en général (Internet, presse écrite, spots publicitaires …).

4. Santé et interculturalité : à la distance sociale qui peut se mettre en place entre le malade et le médecin du fait du décalage dans les savoirs et les statuts, peut s’ajouter une distance culturelle du fait de modes de pensée différents. Autrement dit, les soins non circonstanciés peuvent compromettre l’efficacité de la prise en charge. C’est là l’un des enjeux de l’interculturalité. Notons également que celle-ci s’exprime aussi à travers la migration des personnels de santé.
 Calendrier :

    * 15 septembre 2008 : date limite de réception des résumés. Il est demandé un résumé d’une page comprenant le nom, le prénom, le courriel, l’établissement, l’équipe de rattachement, le titre de la communication et cinq mots-clé (maximum).
    * 13 octobre 2008 : communication aux auteurs de l’avis du comité scientifique. La durée des communications sera de 20 minutes (maximum).
    * 15 décembre 2008 : date limite d’envoi des communications intégrales. Il est demandé 15 pages au maximum, en 12 Times New Roman et interligne 1,5.

 Contact et adresse d’envoi des propositions :

    * Voie électronique : chaslesvirginie@yahoo.fr
    * Voie postale : Virginie Chasles, UFR Lettres et Civilisations, 7 rue Chevreul, Université Jean Moulin – Lyon 3, 69 007 Lyon.

Comité scientifique :

V. Chasles, C. Broggio, J. Bonnet, JP. Pierron, Y. Matillon, J. Gaucher.
Comité d’organisation :

V. Chasles, C. Broggio, L. de Biaggi, B. Bret, J. Bonnet, JP. Pierron.

 

par JFM publié dans : Tribune libre
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Lundi 5 mai 2008

Source Egora, article du Pr Philippe Chanson, lundi 5 mai 2008



L´arrivée des lipides dans l´intestin déclenche un signal parcourant l´axe tube digestif – cerveau – foie, permettant de réguler la production de glucose


Wang PYT et al. Upper intestinal lipids trigger a gut-brain-liver axis to regulate glucose production. Nature 2008 ; 452 : 1012-1016. Thaler JP et Cummings DE. Food alert. Nature 12008 ; 452 : 941-942.
Pr Philippe Chanson
L´homéostasie énergétique et l´homéostasie glucidique sont régulées par la prise alimentaire et la production de glucose. L´intestin grêle joue un rôle clé dans la digestion des nutriments et dans leur absorption.
Plusieurs études ont montré qu´au niveau de l´intestin grêle, les lipides étaient capables d´inhiber la prise alimentaire aussi bien chez les rongeurs que chez les humains, en activant un axe tube digestif / cerveau. En parallèle, le rôle d´un axe cerveau / foie a été démontré, capable de détecter les lipides sanguins et d´inhiber la production de glucose chez le rongeur. Une équipe canadienne a donc testé l´hypothèse selon laquelle les lipides, au niveau du tube digestif, en particulier dans l´intestin grêle, étaient capables d´activer un axe passant par l´intestin, le cerveau puis le foie, au moyen de l´activation d´une voie neurologique afin de réguler l´homéostasie glucidique. L´administration directe de lipides dans l´intestin grêle augmente la concentration d´acyl-coenzyme A au niveau du tube digestif et inhibe la production de glucose. La co-infusion, dans le duodénum, avec les lipides, de triascine C (un inhibiteur de l´acyl-CoA-synthase) ou de tétracaïne (un anesthésique) bloque l´inhibition de la production du glucose, ce qui est indique que les acyl-co-enzyme A régulent la production de glucose à l´état pré-absorptif. La vagotomie ou la déafférentation vagale au niveau intestinal interrompt les connexions neurologiques entre le tube digestif et le cerveau et bloquent la capacité des lipides arrivant au niveau de l´intestin d´inhiber la production de glucose. L´administration directe du MK-801, un bloqueur du canal NMDA dans le 4e ventricule ou au niveau du noyau du tractus solitaire à l´endroit où se projettent les fibres sensitives d´origine intestinale, abolit l´inhibition induite par les lipides intestinaux de la production de glucose. Enfin, la vagotomie hépatique empêche les effets inhibiteurs des lipides intestinaux sur la production de glucose.
Toutes ces données indiquent donc qu´il existe bien un système de transmission de l´information entre le tube digestif (en particulier l´intestin grêle, au niveau duquel les lipides, lorsqu´ils parviennent par un repas, activent une voie neurologique), le nerf vague, le cerveau, les fibres afférentes du vague et enfin le foie, qui permet donc aux lipides quand ils parviennent au niveau du grêle d´entraîner une inhibition de la production de glucose.
Cette nouvelle voie, qui était méconnue jusque là, joue probablement un rôle important dans la régulation de l´homéostasie glucidique.

Abstract sur NCBI


Enfin un article qui met en lumière les relations entre le système nerveux central (CV4 et noyau du tractus solitaire) et le tube digestif dans la prise d'un repas. Par contre je ne vois toujours pas de rappel sur les travaux du Pr MEI, en particulier sur les afférences du nerf vague.

par JFM publié dans : Etudes et Articles
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Dimanche 4 mai 2008

Revu et Corrigé, émission présentée par Paul Amar. 

Samedi 3 mai 2008 à 19h et dimanche 4 mai 2008 à 13h15 sur France 5

Reportage sur les coulisses d'une réalité qui fait froid dans le dos ! tout le monde s'accorde à dire qu'il faut faire quelque chose, mais l'outil et la technologie dépasse le contrôle des dirigeants et des politiques. Vous trouverez des videos, des forums et des liens intéressants sur le sujet. Pour tous ceux qui ignorent les travers de la toile, cette émission rappelle des principes fondamentaux.

Thèmes :


Cybercriminalité !


Définie par l’ensemble des infractions sur l’Internet passibles d’une condamnation au pénal, la cybercriminalité s’étend de la fraude à la carte bancaire, la vente d’objets volés à la diffusion à caractère pornographique (auprès des jeunes) ou pédophiles mais aussi à la piraterie pour soi ou pour autrui et à la diffusion de virus et autre cheval de Troie. En France, les contrevenants sont passibles de peines d’emprisonnement (cinq ans maximum) et d’amende (375 000 euros maximum).

Pour éviter d’être victime ou d’outrepasser ses droits, l’usager de l’Internet doit équiper son ordinateur d’un antivirus, verrouiller l’accès aux enfants et rester vigilant lors de ses achats sur la Toile. Le gouvernement propose même un site pour la protection des mineurs sur internet.

Mais face à l’expansion des pratiques illégales sur la Toile (+ 20 % en 2007 aux Etats-Unis, selon l’Internet Crime Complaint Center - FBI), le monde entier reste impuissant, tant il est difficile de prévoir et de parer dans l’immédiat aux attaques. A l’exemple de l’Estonie en mai 2007, les Etats-Unis, l’Australie et l’Europe (Paris, Londres, Berlin) voient fréquemment leurs administrations être victimes de hackers. Si l’origine de ses cyberattaques est toujours difficile à prouver, certains pays comme la Chine et la Russie sont régulièrement montrés du doigt.

Et si pour les Etats, la parade est difficile. Ils tentent aujourd’hui de s’unir pour contrer la cybercriminalité au niveau mondial en instaurant une coopération entre les acteurs privés de l’industrie et le secteur public. C’est ce que proposent les experts de soixante-cinq pays réunis par le Conseil de l’Europe début avril 2008, en s’appuyant sur la Convention du Conseil de l’Europe sur la cybercriminalité de 2004.

En France, un fait divers a récemment mis en exergue les risques qui menacent les jeunes, friands de blogs et chats. Le 18 avril, une adolescente de 12 ans a disparu après avoir accepté un rendez-vous sur un site de discussion. Retrouvée indemne le lendemain, la police a annoncé qu’elle avait été victime d’un multirécidiviste.

Mais si le "premier rempart, avant même les technologies et l’arsenal pénal" est la surveillance des parents, comme la secrétaire d’Etat à la Famille le rappelle, on peut peut-être souhaiter une meilleure information de la jeunesse sur les dangers du web. Un réseau que les adolescents connaisse et maîtrise bien souvent beaucoup mieux que leurs parents. En effet, la meilleure parade n’est-elle pas la connaissance des risques ?

 

Cybertyrannie !

"Big Brother is watching you, et nous vivons sous le règne d’une cybertyrannie. C’en est fini du droit au respect de la vie privée, photos volées, rumeurs, calomnies et secrets de famille voyagent aujourd’hui à la vitesse de la lumière. Nul n’avait envisagé que cette tyrannie de la transparence puisse être le fait non pas d’un régime autoritaire, mais d’un système de communication hyperdémocratique, égalitaire et anarchique. Hier, on bâillonnait les opposants. Aujourd’hui, on veut satisfaire la curiosité des Conso-mateurs."

Le mot est lancé par Claude Weil : cybertyrannie ! L’éditorialiste du Nouvel Observateur a ainsi nommé ce que beaucoup d’entre nous ressentaient mais n’avaient nommé. La puissance de la communication est entrain de nous faire entrer dans un univers où, malgré l’omniprésence de l’individualisme, la vie privée n’a de valeur que lorsqu’elle est révélée au grand jour.

Finis les jardins secrets, les paparazzis ont montré le chemin, et tout un chacun, même à contrecœur, est aujourd’hui au courant de la vie privée de tout homme ou femme à la plus petite notoriété. Que nous importe ce déballage de libidos et autres petits travers ? A-t-on besoin de cela pour savoir que nul n’est parfait ?

A trop vouloir tout dire ou trop savoir, nous mettons en danger notre intégrité. Et de lecteurs ou internautes nous ressemblons de plus en plus à des voyeurs, et pour certains à des colporteurs. Cette gourmandise de démystification assouvie par une partie de la presse et relayée sur Internet n’est sûrement pas un signe de la décadence que d’aucuns nous condamnent mais elle n’est pas non plus la preuve d’une évolution des mentalités pour l’humanité et nos sociétés.

L’éducation à l’usage du web n’étant pas encore inscrite dans les programmes scolaires, Nadine Morano a fait le choix de s’intéresser aux fournisseurs d’Accès à Internet (FAI). Elle rencontrera ainsi les membres du comité de suivi de protection des enfants sur Internet le 15 mai, avant que ceux-ci lui délivre un rapport prévu en juin.


Cyberdémocratie !

A trop en voir les travers, on pourrait se demander en quoi et pourquoi Internet a tant de succès mais ce serait oublié le plus important. Cet outil a et est entrain de changer, tout comme le téléphone et la télévision en leurs temps, nos modes de communication.

Alors que jusqu’à son accession, il est pratiquement impossible au quidam de transmettre ses connaissances, son savoir ou son avis, aujourd’hui, tous les internautes peuvent, au travers des sites, blogs, forum et autres encyclopédies libres, être partie prenante de la Toile.

Mais à quoi ressemblera l’Internet de demain, quand nous aurons tous intégrer à nos vies ce réseau ? Tous les jours, de nouvelles fonctions apparaissent et nous font entrevoir les possibilités qui s’offrent au monde entier.

Car la révolution de l’Internet n’est pas que pour les sociétés occidentales et riches, il peut, si chacun d’entre nous prend possession du web sans laisser la main mise aux seuls supers sites commerciaux, être l’outil d’un nouveau développement mondial. Une mondialisation de la connaissance et de la solidarité.

Il fait également entrevoir un grand changement dans l’information. Sera-t-il le fossoyeur de la presse, de la radio et de la télévision que l’on connaît aujourd’hui ? On peut espérer au contraire, qu’il sera le vecteur de réunion de ces médias, permettant ainsi à tous d’y accéder et d’en être les acteurs. Le meilleur avenir que l’on pourrait alors lui souhaité serait d’être le pourfendeur des obscurantismes et autres dictatures qui persistent grâce à l’ignorance des peuples qui y sont soumis.

 

par JFM publié dans : Tribune libre
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Dimanche 4 mai 2008

L'assiette aux mensonges ! un débat proposé par France 5, le 30 avril 2008, à voir sur le site, émission présentée par Yves Calvi sur France 5. Voir le forum qui traite du sujet.
Invités :

Jean-Michel Cohen, Médecin nutritionniste.
Olivier Andrault, Chargé de mission Alimentation et nutrition à UFC-Que choisir ?
Stéphane Gouin, Maître de conférences et enseignant chercheur au Département d’Economie Rurale et de Gestion (DERG) de l’Agrocampus de Rennes.
Pierre Meneton, Chargé de recherche à l’INSERM au sein du départemement de Santé Publique et d’Information Médicale (SPIM) de Jussieu.


L’eau, les fruits et les laitages sont à consommer avec modération. Selon une étude publiée récemment par deux chercheurs américains, boire une bouteille d’eau par jour ne servirait à rien. Quant au conseil du programme national nutrition et santé, édicté par le ministère de la Santé, et qui invite à consommer cinq fruits et légumes par jour, il induirait en erreur.

Nombreuses sont les certitudes acquises au fil du temps et de notre éducation qui volent en éclat avec une simple étude. Jusqu’à hier, la plupart des Français culpabilisaient de ne pas boire suffisamment d’eau chaque jour ou ne pas atteindre le seuil psychologique du litre et demi d’eau quotidien recommandé.

Voilà qu’aujourd’hui, deux chercheurs américains de l’université de Pennsylvanie à Philadelphie viennent contredire un certain nombre d’idées reçues en la matière. Selon une étude qu’ils viennent de publier dans le Journal of the American Society of Nephrologie, contrairement aux arguments serinées depuis des années dans les campagnes de publicité, boire une bouteille d’eau n’est pas nocif mais ne sert à rien : ni à maigrir ni à éliminer ni à se sentir mieux.

Pour autant, l’eau - dont le marché mondial en bouteille est estimé à 13,7 milliards d’euros - n’est pas la seule source d’opposition entre le discours scientifique et celui du marketing des industriels, qui joue depuis longtemps la carte sanitaire, multipliant les allégations santé sur les emballages de leurs produits.

Alors, qui faut-il croire ? Comment s’y retrouver ? Faut-il manger "cinq fruits et légumes" et "trois ou quatre produits laitiers" par jour, comme le conseil le Programme national Nutrition et santé, édicté par le ministère de la Santé ? Entre surinformation et cacophonie nutritionnelle, il est difficile pour le consommateur de na pas être désorienté...


C'est très intéressant de voir comment des comportements peuvent être modifiés par le biais de la science, utilisée à des fins économiques et inversement.




par JFM publié dans : Tribune libre
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Dimanche 4 mai 2008

Source de l'article sur MassageToday :
http://www.massagetoday.com/mpacms/mt/article.php?id=13807&pagenumber=1


The Controversy of Cranial Bone Movement (version PDF)

By Lisa Johnson Zee; guest author for John Upledger, DO, OMM
Lisa Johnson Zee is a clinical supervisor and instructor in the Communication Disorders and Sciences Program at Southern Illinois University Carbondale. She is certified in CranioSacral Therapy Techniques through The Upledger Institute. Her other interests include complementary and alternative medicine, traumatic brain injury and bilingual Spanish/English therapy.

 

Massage Today
May, 2008, Vol. 08, Issue 05

Editor’s note: Dr. Upledger has asked guest author Lisa Johnson Zee to share her thoughts on cranial bone movement in this month’s column.


In anatomy and physiology, I learned that cranial bones fuse in early adulthood or childhood.1 Gray’s Anatomy supports the theory that the sutures grow together, creating a solid mass of bone called the calvarium. The fused skull functions as a helmet in which volume or pressure changes in blood, cerebrospinal fluid (CSF) or brain tissue cause corresponding pressure changes in other systems to prevent an increase of intracranial pressure.

However, there is a sizable body of literature that documents a small, rhythmic movement of the cranial bones. The bulk of these studies come from the cranial osteopathy medical field. The following is a synopsis of some of these studies.

Tettambel used force transducers to measure movement between the frontal bone and bilateral mastoid processes of the temporal bone in 30 subjects.2 She recorded three rhythms including the cardiac and respiratory rhythms. She hypothesized that the third pulse, which averaged eight cycles per minute, was the craniosacral rhythm.

Frymann studied the rhythmic changes in the circumference of the head using a U-shaped frame with a differential transducer.3 Changes in the diameter of the skull were measured by the displacement of metal rods. This study is unique because it measured movement in live human subjects. Frymann found a pulsating rhythm between six and eight cycles per minute separate from cardiac and respiratory rates. The amount of displacement was measured between 10 and 30 microns.

Another study by Adams, et al., looked at parietal bone mobility in cats.4 These researchers fastened strain gauges to feline parietal bones to measure movement when injections of artificial CSF were given. The bones moved significantly, varying from 17 to 70 microns. External lateral head compression caused a measurable widening of the sagittal suture with an inward rotation of the parietal bones.

Researchers at the University of Michigan College of Osteopathic Medicine have looked at cranial bone mobility in adult primates.5 Michael and Retzlaff used a direct screw attachment on the right parietal bone and measured movement with a pressure transducer. They also measured blood pressure, heart rate and respiration rate. The parietal bones moved spontaneously in two distinct rhythms, one corresponding to the respiration rate and a second, slower rate of five to seven cycles per minute.

These four studies indicate cranial bones may show a slow, steady, cyclical movement. A relatively new theory for Western medical science, it represents a dramatic shift. Bringing controversial ideas into the status quo of scientific thought is not easy, but the body of literature supporting cranial movement is growing. Although inconclusive, it deserves to be approached with an open mind.

In CranioSacral Therapy (CST), the rhythm of CSF can be palpated at all parts of the body due to the passive action of fascial connective tissue. The rhythm occurs in two distinct phases: flexion (outward movement) and extension (inward movement). In physical therapy terms, flexion is a decreasing measurement of degrees in the angle of the joint. The sphenobasilar joint is where the posterior sphenoid articulates with a ridge on the occipital bone.

When Dr. William Garner Sutherland, the “father of osteopathy,” palpated the movement of these bones, he noticed this joint does indeed flex or reduce angle size on the inferior side. The flexion of this angle is accompanied by subtle outward movement in the body, which Sutherland called flexion. Therefore, in CST, the cranium, along with the rest of the body, is in flexion when it widens and in extension when it narrows.

Anatomy of Suture Closure

To discover more about cranial bone motion, let’s examine the nature of cranial sutures. If the sutures remain flexible throughout adulthood, some degree of motion is possible when driven by pressure changes in the craniosacral system. If the tissues fuse and become immobile, rhythmic motion is unlikely.

Several studies have examined the nature of the cranial sutures. Retzlaff, et al.,used light and scanning microscopy to examine tissue samples of adult primate sutures.6 They found connective tissue, blood vessels and nerve fibers present in the sutural space. They described a five-layered pattern of fibers and cells containing collagenous bundles. Tissue was reported to be arranged in a wavy pattern. The researchers hypothesized the purpose of the tissue might be to control the elongation of the collagen bundles. They reported no evidence of fusion in the adult primate sutures.

In a separate study, Upledger and Retzlaff examined the sagittal suture in primate skulls.7 They found not only connective tissue, but also a vascular network and neuronal plexuses and receptors in sutural tissue. In one specimen, they were able to trace a single dendrite through the dural membrane into the brain, terminating in the third ventricle containing CSF. Further study of this neural tract may bring answers to how the homeostatic feedback mechanism in the brain’s CSF hydraulic system functions.

In the 1920s, Todd and Lyon published two articles examining a timeline of sutural closure in the male human skull.8 These researchers hypothesized that cranial sutures fuse at some point in the human lifetime. They started with 427 specimens, but rejected 81 due to abnormal suture closure or “delayed union.” Furthermore, some of the skulls were termed lapsed union, which meant failure of the suture to close due to a concentration of bone along the edge of the articulatory surface. For reasons unclear, they counted these skulls as fused, which biased results toward earlier suture closure. The data they found is as follows:

- Sagittal suture closed at 31 years.
- Coronal suture closed at 38 years.
- Lambdoidal sutures closed at 47 years.
- Masto-occipital closed at 70-80 years.
- Masto-parietal closed at 70-80 years.
- Spheno-temporal rarely closed.

The authors concluded that the sutures tend to close along this timeline. However, there is a high degree of variability reported. This study also was conducted some 80 years ago. Standards of protocol in scientific research have changed.

Researchers have studied one suture in-depth using different human specimens. Kokich examined one suture in the facial area – the frontozygomatic suture.9 Of his 61 specimens, he found none demonstrated closure until after age 80, and some weren’t completely fused even after age 90. He noted that bony interdigitations formed along the suture with advancing age, but did not affect the patency of sutural movement. Kokich, like Retzlaff and Upledger, found clear evidence of collagen fibers within the suture. He stated that frontozygomatic suture remains a functioning “articulation” until late in life.

A conclusive statement about whether and when sutural fusion occurs cannot be made from existing research.10 Clearly the subject remains open for debate. Having palpated the craniosacral rhythm with my own hands, I believe cranial sutures maintain flexibility that might best be called articulation. This flexibility allows the bones to move passively as they are driven by the craniosacral system.

References

1-Zemlin W. Speech and Hearing Science: Anatomy and Physiology. Englewood Cliffs, NJ: Prentice-Hall, 1988.
2-Tettembel, et al. Recording of cranial rhythm impulse. Journal of the American Osteopathic Association, 1978;78:149.
3-Frymann V. A study of the rhythmic motions of the living cranium. Journal of the American Osteopathic Association, 1971;70(9):928-45.
4-Adams T, Heisey R, Smith M, Briner B. Parietal bone mobility in the anesthetized cat. Journal of the American Osteopathic Association, 1992;92:599-622.
5-Michal D, Relzlaff E. A preliminary study of cranial bone movement in the squirrel monkey. Journal of the American Osteopathic Association, 1975;74:866-69.
6-Retzlaff E, Michael D, Roppel R, Mitchell F. The structure of cranial bone sutures. Journal of the American Osteopathic Association, 1976;75:106-7.
7-Upledger J. CranioSacral Therap. I. Study Guide, Palm Beach Gardens, FL.: The Upledger Institute, 1987.
8-Todd T, Lyon D. Endocranial suture closure. American Journal of Physical Anthropology, 1924;7:325-84.
9-Kovich V. Age changes in the human frontozygomatic suture from 20 to 95 years. American Journal of Orthodontics, 1976;69:411-30.
10-Rogers J, Witt P. The controversy of cranial bone motion. Journal of Orthopedic Sports Physical Therapy, 1997;26(2):95-103.

par JFM publié dans : Ostéopathie
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