La biologie intégrative
Site de Gilbert Chauvet
Fondateur et rédacteur en chef du Journal of Integrative Neurosciences, Gilbert Chauvet est Professeur Honoraire de la Faculté de Médecine d’Angers, Chercheur à l’EPHE de Paris et Research Professor à l’université de Californie du sud (Los Angeles).
Mathématicien et physicien de formation, il est devenu médecin pour modéliser le vivant. Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs livres dont La vie dans la matière (Flammarion, collection "Champs") ainsi que du Traité de physiologie théorique (Masson, 3 volumes) traduit en anglais chez Elsevier.
En hommage à Gilbert Chauvet, décédé le 6 décembre 2007, vous pouvez réécouter l'émission Continent Sciences (France culture, 28 juin 2001) animée par Stéphane Deligeorges, qui lui était consacrée. On s'apercevra ici combien la justesse et la pertinence de ses travaux restent toujours d'avant garde. Gilbert Chauvet était un visionnaire. Puisse le temps lui rendre enfin l'hommage qu'il mérite.
Pour Gilbert Chauvet "Il faut bien en effet une explication rationnelle à l’harmonieuse complexité et au fonctionnement efficace d’un organisme vivant face au nombre énorme des mécanismes le composant."
Ainsi, partisan de l’idée cartésienne selon laquelle les mathématiques nous donnent accès à la connaissance des lois de la nature, l’auteur en tire des conséquences sur l’ensemble des processus du vivant, en particulier sur la compréhension de la conscience de soi telle qu’elle a pu surgir dans le cadre de l’évolution des espèces.
Pour l’auteur il faut des principes généraux de physiologie, c’est-à-dire d’intégration des mécanismes élémentaires en vue d’expliquer le fonctionnement du vivant. Et finalement, mathématiser ces notions, c’est changer de paradigme. Cette nouvelle vision de la biologie est largement basée sur le Principe d’Auto-Association Stabilisatrice ( PAAS), placée au cœur de la démarche de l’auteur. Ce principe décrit pourquoi deux structures physiques, en s’associant fonctionnellement, créent une structure plus stable, c’est-à-dire plus résistante aux effets destructeurs de l’environnement et ce principe est mathématisable.